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Form "International Tribunal on Evictions”

Sunday 06 October 2013 11:54:22 pm

Informations générales

Haiti
Petion-Ville
Péguy Ville
Familles deplacees

Description du cas d’expulsion forcée

1 (a déjà eu lieu)
Bristout est un quartier de Péguy-Ville, laquelle est une localité attachée à la juridiction de Bellevue Charbonnière, 5e section communale de Pétion-Ville. D’une superficie de 137.97 km2, cette commune a une population estimée à 154 000 habitants depuis 2004, selon les données de l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques(IHSI). Le Camp Bristout, formé au lendemain du tremblement de terre de 2012 se trouvait sur un terrain montagneux qui appartiendrait, selon les déplacés/es, à un nommé Patrick Saintard Roman. Ce dernier qui serait le propriétaire ne s’est jamais présenté pour demander aux familles déplacées de laisser le site
D’après la matrice de suivi des camps existants présentée en mars 2013 par l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), ce camp hébergeait 651 tentes pour environ 2287 personnes dont 1187 femmes et 1098 hommes.
Une organisation dénommé « Le Rouge », avaient délogé, en mars 2013, des familles déplacées qui étaient logées sur un terrain de basketball se trouvant en face du camp Bristout, de l’autre coté de la rue Bandière. Selon les informations des déplacés/es, plusieurs des familles délogées, s’étaient réfugiées, à ce moment, au camp Bristout après avoir reçu de l’argent. L’organisation « Le Rouge » qui avait mené cette opération de déguerpissement du terrain de basketball intervient dans la construction. Après le déplacement des familles, des gens du quartier ont réaménagé le terrain et ont peint les murs en rose et blanc (couleurs du président de la République). Tout ceci s’était réalisé, sous la dictée de M. Julice Dufrène, qui prétend être un policier et un proche de la présidence, d’après les déclarations des déplacés. A noter que ce M. Dufrène se trouvait sur les lieux, le 4 juin 2013, au moment du déguerpissement au camp Bristout et les jours après.
Monsieur Julice Dufrène est pointé du doigt par les déplacés comme le principal instigateur de cette expulsion forcée. Il a été retrouvé dans l’espace, le 6 juin 2013, lors de la première visite de la délégation du GARR qui a pu s’entretenir avec lui. Il a avoué qu’il est effectivement un policier, sans dire à quel corps il appartient. Sans nier son implication dans l’expulsion, il a affirmé que cette opération sera bénéfique pour la population de Bristout. Selon lui, c’était une occasion pour « démanteler un réseau de voleurs et de kidnappeurs qui prenaient refuge dans ce camp ». Il avait pris en exemple le vol de quatre (4) motocyclettes qui serait, selon lui, l’œuvre de résidents du camp Bristout. Cette information a été démentie sur place par plusieurs déplacés qui avaient entendu ses déclarations. Monsieur Dufrène a voulu faire croire que dans le camp Bristout s’étaient aussi réfugiés des gens qui vivaient avant dans un autre camp et qui auraient reçu 20,000 gourdes (465 dollars américains) pour partir, mais qui seraient venus s’installer de préférence dans ce camp. Il n’a pas voulu fournir des informations sur le nombre de personnes qui avaient reçu cet argent ni donné la provenance de ces fonds qui leur aurait été distribués.
D’après les témoignages des résidents/es du camp Bristout, l’expulsion a été menée à l’aide d’un tracteur de couleur jaune et noir faisant habituellement dans le quartier des travaux pour la mairie de Pétion-Ville. Le chauffeur du tracteur, du nom de Kenel, portait un t-shirt jaune identifiant la mairie. Ce Kénel est également connu dans la zone comme étant un employé qui travaille depuis des années à la Mairie de Pétion-Ville, selon les déplacés/es. « Les agents de la mairie ont déchiré les matelas des déplacés-es dans lesquels ils ont mis par la suite le feu. Ils ont empêché les résidents du camp de prendre leurs effets personnels. Il y avait un camion qui ramassait tous les effets restants sur le terrain pour aller les jeter », a raconté une femme déplacée, mère de 4 enfants.
Depuis l’expulsion, les familles se retrouvent dans la rue ne sachant pas où aller. Elles n’ont reçu aucune aide des autorités, selon leurs déclarations. Lors d’une visite réalisée le 20 juin 2013, l’équipe du GARR a observé qu’une dizaine de familles se trouvaient encore sur les lieux. Des femmes allaitantes avec leurs bébés sur les bras étaient remarquées. Selon les témoignages, les autres personnes font quotidiennement le va-et-vient sur le site, dans l’espoir d’une assistance. « Je ne sais pas où aller maintenant. Le soir, je dors en plein air encore dans cet espace.», a déclaré une femme allaitante à l’équipe du GARR. « Nous attendons l’intervention des autorités pour nous retirer de cette souffrance. Nous n’avons pas besoin de grandes choses, juste une place pour vivre. Nous sommes des êtres humains, nous voulons vivre dans la dignité », ont avancé d’autres personnes. Plusieurs s’arrangent pour dormir ensemble le soir, par peur d’être attaqués par des bandits. « Nous ne vivons pas bien. La plupart des gens, surtout les adultes, dorment sur un bout de carton sur le site. Mais les enfants dorment chez des amis qui ne résident pas trop loin. Si nous avions un endroit pour vivre, nous serions déjà partis après avoir subi une telle humiliation », a expliqué un déplacé.
Des agents de la mairie de Petion-Ville, des policiers et le mari de la mairesse de Petion-Ville

Mesures prises et suivi

sì (oui: lesquelles ? )
Le Collectif des Organisations pour la Defense du Droit au logement dont le Groupe d'Appui aux Rapatries et Refugies(GARR) est membre
Le GARR n'a pas pu empecher l'expulsion parce qu'il a ete alerte après,
Le GARR avait mene des enquetes pour produire un rapport et le publier auxinstances concernees, puis il a produit une note de position addressee au gouvernement Martelly/Lamothe
Le GARR et les deplaces n'ont pas trouve aucune aide jusqu'a date de la part des institutions etatiques
extra (oui: lesquelles?)
Dans les rencontres avec le Directeur General de la Mairie de Petion-Ville, l'inspecteur du Commissariat de Petion-Ville,le GARR avait propose de venir en aide aux familles restees sur le site, de permettre aux enfants de retourner a l'ecole
Aucune
Mobilliser les deplaces/es pour alerter le Collectif a n'importe quelle tentative d'expulsions, de se solidariser entre eux. Apres des interventions de differents/es representants/es des organisations membres du Collectif avaient eu lieu pour denouncer ce qui c'etait passe
Le Collectif a trouve le support d'Amnesty International qui a publie un guide sur les expulsions forces pour mobiliser les gens des camps et les militants/es du droit au logement,Nous commencons la mobilization ce mois-ci avec la commemoration dela Journee Mondiale de l'Habitat, et nous organiserons une grande marche pacifique le 7 octobre 2013 et nous continuons avec le plaidoyer pour le respect du droit aulogement des deplaces/es et les mal loges/es en Haiti

Personne entrant les informations

Sainville,Geralda
Chargee de Plaidoyer pour le Droit au logement
Groupe d'Appui aux Rapatries et Refugies(GARR)
69, Rue Christ-Roi, Port-au-Prince
Haiti
509 3860 1263
sainvilleg@yahoo.fr, gsainville@garr-haiti.org
www.garr-haiti.org
Francais/ Creole
Colette Lespinasse

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